De l’oligarchie

Haut les cœurs ! Le peuple a de nouveau été sauvé de lui-même. Il faut dire que la leçon de 2005 a été retenue. Les désagréments que peuvent provoquer des institutions démocratiques, parmi lesquels on compte en premier lieu la possibilité d’une expression de la volonté du peuple, ont été maîtrisés avec brio. Il était nécessaire pour François Hollande de passer au préalable par le mensonge éhonté qu’était la « renégociation du traité »[i], dont il fallait être bien naïf pour penser une seule seconde qu’elle allait avoir lieu, afin de battre de justesse un adversaire si différent de lui qu’il faisait la même chose. Bien entendu, il est plus convenable de regarder ailleurs en prenant un air concerné lorsque l’on parle des défauts de démocratie. Les choix ne manquent pas. La parade favorite autant des sociaux-démocrates que de la droite, dont on finit par se demander sur quoi ils ne sont pas d’accord, est en général de regarder avec un mélange de dégoût et de dédain vers l’Amérique du sud. Il faut dire que les politiques menées dans ces contrées ne leur plaisent guère. Qui dira que tout est rose là-bas et que les indigènes y vivent dans une parfaite harmonie fondée sur un système démocratique à son apogée ? Personne, bien sûr, même si le niveau général des critiques faites à ces pays est à peu près du même ordre que l’apologie de la phrase précédente, dans l’autre sens évidemment. Peut-être pourraient-ils cependant prendre la peine d’examiner la situation en France, avant de se livrer sans retenue à l’une de leurs imprécations gesticulatoires favorites. En effet, faire le constat que la démocratie en France se rapproche de plus en plus d’une illusion grossière, dont l’indécence n’a d’égal que le besoin qu’elle a de se réaffirmer constamment comme démocratique, voilà une idée qui est le plus souvent bien lointaine. On sait pourtant combien ce besoin est en lui-même la preuve d’une grave faiblesse.

Dans une autosatisfaction permanente qui fleure bon le résidu d’idéologie coloniale, l’on se permet encore de donner au monde des leçons de démocratie. Parce que, vous comprenez, nous avons construit l’Europe, ce point de lumière, de fraternité et de démocratie dans un monde de brutes. Que ce qui est désormais le premier parti de droite de France se permette d’affirmer qu’il a rassemblé la gauche autour d’un vote positif à l’Assemblée qui aurait vraisemblablement été invalidé par la consultation du peuple, et contre lequel se sont positionnés les partis représentant une part conséquente des voix de gauche qui ont fait élire les socialistes et sans lesquels ils auraient connu un échec particulièrement humiliant, cela ne semble pas émouvoir outre mesure[ii]. Le fait que l’Europe, au lieu de promouvoir la coopération communautaire, ait mis en place un réseau ciselé de dérégulation économique et de concurrence fiscale (vers le bas bien sûr !) entre les pays européens, pour imposer les structures de marché nécessaires à l’épanouissement d’un néolibéralisme qui lamine les Etats et écrase les peuples, est une quintessence de démocratie. Que les chefs d’Etat, qui, de nos jours, ne sont même plus élus s’ils ont le malheur de ne pas plaire aux instances européennes, obéissent au doigt et à l’œil à des institutions que personne n’a élues, cela n’émeut guère non plus. Que l’indépendance de la BCE consiste en un asservissement de celle-ci non pas même à un pays, mais aux désirs du parti conservateur allemand, alors qu’elle est l’instance centrale de contrôle de la monnaie de 17 pays européens, ce n’est que le résultat d’un rapport de force favorable à l’Allemagne (ou du moins présenté comme tel). C’est tout ? Pas plus ? Non, pas plus.

Mais les gens ont le droit de vote, me dira-t-on ! Ils pourraient très bien élire d’autres représentants. Argument choc s’il en est qui manquerait de nous mettre au tapis s’il n’était pas aussi pétri d’une naïveté parfaitement volontaire.
Si la démocratie se résumait à la seule nature de ses institutions, il est vrai que la vie serait plus simple (pour le peuple en tout cas…). Il n’en est rien. Et même sur ce point, le régime présidentiel de la Vème République inspire plus de pitié qu’autre chose. Par ailleurs, la présidentialisation du pouvoir a poussé loin la dépolitisation avancée que suscite les scrutins présidentiels, où l’on finit par juger le candidat plus sur sa « stature » que sur son programme[iii]. Si ce n’était que cela, on pourrait faire une VIème République. Il est certain que cela aiderait. Mais on serait loin du compte. Pour tout dire, il faudrait déjà régler tous les autres problèmes de notre démocratie pour faire la VIème République… Il suffit à cet égard de voir comment toutes les autres composantes de la démocratie se portent pour avoir une idée du chemin qu’il reste à parcourir. Et soyons clairs, ces autres composantes ne sont pas là pour faire joli et sont tout aussi essentielles au processus démocratique que le sont les institutions. La première rassemble bien sûr tous les moyens d’expression du peuple hors des scrutins représentatifs. La majorité des médias éclairés, dont on ne sait finalement s’ils sont plus asservis à des intérêts oligarchiques qu’à leur simple bêtise, ont tendance à considérer la démocratie représentative comme étant la démocratie dans son entier, quand elle n’en est évidemment qu’une partie. Il y a bien quelques camions d’éditorialistes sagaces qui devraient lire Rousseau (je n’ose pas dire relire, car de toute évidence…) pour se rappeler que la démocratie, ce n’est pas voter une fois tous les cinq ans et retourner à la maison pour acquiescer docilement à toutes les décisions des puissants ainsi désignés. Il y a les manifestations, il y a les grèves, il y a bien sûr les référendums, qui sont là pour éviter que la démocratie représentative, si elle n’est que cela, ne se transforme inévitablement en oligarchie, ce qui est désormais le cas en France, et ailleurs. De toutes ces choses nous n’entendons plus parler que pour assister à leur échec profond, si ce n‘est à leur pure et simple négation, par l’absence totale de volonté de la part des représentants du peuple de les prendre en compte.

Tout ceci est vrai à un détail près, qui noircit encore le tableau. En effet, des millions de citoyens dans la rue ne sont pas entendus, ni les millions de suffrages exprimés lors d’un référendum, ni les milliers de grévistes licenciés par des entreprises comme PSA qui font des bénéfices sur leurs activités financières, et dont on se propose même d’aider la pauvre petite banque en difficulté[iv]. En revanche, lorsque vous êtes un entrepreneur, marginalisé par un racisme de tous les instants, lisant l’œil humide d’émotion Alain Minc à la lumière d’une bougie, car la fiscalité confiscatoire vous a enlevé jusqu’à l’électricité, il ne vous reste plus qu’à vous rendre en haillons dans un cyber café que vous payerez avec vos derniers sous. Il vous suffit alors de faire trois smileys tristes sur facebook auxquels un collègue courageux pourra répondre par un éventuel « ptdr, vien on fais un groupe de protestation ». S’ensuit une diffusion sur internet et, une fois obtenu le soutien décisif de quelques anonymes dont pikachu53 « Zavez tro raison, chui avec vous », un projet de loi fiscale est supprimé en moins de deux minutes des discussions de l’Assemblée, sous prétexte qu’il pénaliserait l’économie, ce qui n’est bien sûr pas le cas des mesures d’austérité touchant les plus modestes. Vous n’avez donc le droit de faire pression par d’autres moyens que lorsque vous représentez la classe dominante. Autrement vous êtes priés de garder vos réserves pour vous-mêmes. L’indécence est poussée à l’extrême lorsque le Figaro restitue consciencieusement la position politique de ces entrepreneurs[v] : « Les jeunes entrepreneurs n’envisagent toutefois pas de surfer sur leur succès pour créer une nouvelle organisation patronale ou de se tourner vers le militantisme. «On a bien mieux à faire que de la politique», sourit Tatiana Jama. » Une fois son portefeuille sauvé, le « citoyen » s’évapore. Là encore, un condensé de démocratie.

On nous dira alors qu’il faut bien prendre les décisions à un moment, que l’on ne peut pas toujours écouter les protestations (enfin sauf quand ce sont des patrons). Même lorsque plus de 50% des suffrages exprimés vous disent le contraire, comme ce fut le cas en 2007 après le non de 2005, à propos d’une décision absolument majeure mettant en jeu les conditions d’existence de chaque citoyen ? Oui mon bon monsieur, car il faut se rendre à l’évidence : le peuple, sur certains sujets, n’est pas assez mûr pour comprendre quel est le bon choix. Il revient donc aux élites éclairées de lui montrer le chemin. Cette noble intention est parfois rattrapée par ce qu’il reste de démocratie dans la mise en œuvre des institutions et se retrouve mise à mal par ce satané peuple-enfant si turbulent. La « pédagogie » n’a pas été assez bien mise en œuvre. Comprendre : flûte, le directeur de la propagande s’est planté ! Autant dire que cette fois-ci, ces serviteurs du peuple et autres démocrates flamboyants qui se sentent investis de la mission sacrée de protéger la populace de son masochisme incorrigible se sont bien gardés de lui demander son avis. Au coin ! Il a été méchant la dernière fois. Privé de vote ! Ça lui apprendra !

Certains arrivent même à expliquer que tout cela est parfaitement démocratique, car, après tout, monsieur Hollande a été élu il y a peu[vi]. Oui mais pour renégocier le traité, ce qu’il n’a bien sûr pas fait. Son premier ministre (directeur de la propagande actuel) a mis bien des mensonges à le reconnaître. Au pire, il y avait donc toujours cette méthode juteuse qui consiste à déclarer, promettre ou décider des choses tellement grosses (comme « le traité a été renégocié ») que c’est leur contradicteur qui passera au mieux pour un con, au pire pour un extrémiste vociférant, et qui récoltera un bon vieux « Ho tout de même tu exagères, ils ne sont pas aussi malhonnêtes quand même ! » Et bien si, malheureusement….

Que reste-t-il comme armes à cette oligarchie pour faire encore croire à la démocratie dans un contexte si accablant, ou plus précisément pour encore mieux maîtriser cette démocratie ? Que Le Monde et Le Figaro se rassurent, ils ont encore bien des tours dans leur sac, en témoigne l’absence profonde de doute de la part de la plupart des commentateurs politiques, jusqu’à un certain point victimes de leur propre propagande, quant au caractère démocratique de la société dans laquelle ils vivent. Le premier est le classique argument du fatalisme historique. Comment mieux esquiver le problème du choix en démocratie quand l’on arrive à « prouver » très scientifiquement par le recours à la science dure qu’est la vision économique néolibérale qu’il n’y en a tout simplement pas. Et c’est bien sûr là que l’emballement idéologique est total, autant que volontairement malhonnête, car qui a fait un tout petit peu d’histoire dans sa vie sait que les situations à une seule sortie possible n’existent pas, dès que l’on envisage un (vrai) changement de cadre. Oui mais voilà, il n’y a malheureusement pas plus conservateur qu’une oligarchie, pour des raisons évidentes. Pourquoi changer un système qui marche (pour eux) ? Car il marche bel et bien. La preuve, ils ont beau mentir, laisser leur Europe chérie s’abîmer dans une crise créée de toute pièce, affamer les peuples, et ils sont toujours élus. Non décidément, il n’y a pas de raison de changer.

Bien entendu, il faut se chamailler un peu, gentiment, entre UMP et PS, pour faire croire à l’alternance. D’alternance, il n’y en a pas vraiment depuis 40 ans, mais il faut absolument qu’on croie qu’il y en a une, pour qu’on ne puisse même pas concevoir l’idée d’un changement de cadre. Quand l’étroitesse d’esprit des oligarques gestionnaires musèle l’imagination du peuple, cela donne l’élection de François Hollande ! Et puis après tout, quand ce cinéma ne fonctionne plus, il reste encore des leviers particulièrement vicieux très faciles à actionner et qui s’actionnent parfois d’eux-mêmes. C’est le cas du premier que l’oligarchie n’a plus qu’à contempler en se frottant les mains. Il s’agit évidemment de la bête immonde qui donne à tous l’air grave et affecté : le FN. Il y a toujours eu un bon moyen de sauver le capitalisme dans ses moments difficiles : la xénophobie et le racisme. On avait déjà réussi à se surpasser en la matière au XXème siècle et il semblerait que l’on ne demande qu’à recommencer. Entendons-nous bien tout de suite sur les modalités de la chose. Il s’est toujours agi d’un parti libéral et conservateur, encore il y a peu partisan de la suppression de l’impôt sur le revenu, qui prévoit le musellement des syndicats dans son programme, sans compter la pléiade de mesures sociales réactionnaires qui en égayent chaque page, et que l’on ne verra jamais dans une quelconque manifestation défendant l’Etat social. Le parti des pauvres et des ouvriers donc ! Grâce à ce subterfuge repoussant que personne n’a spécialement cherché à faire revenir, mais dont toute l’oligarchie profite allègrement maintenant qu’il est là, le vote « de sanction », le vote « de ras-le-bol » a une parfaite illusion vers laquelle se tourner. Et nous voilà encore assortis d’un bon chien de garde du capitalisme qui n’en manquait pourtant pas. Il suffit d’ailleurs de voir la proximité idéologique qui existe entre l’UMP et le FN ou bien encore l’extrême-droitisation d’une bonne partie des droites européennes, qui sont pourtant extrêmement néolibérales. Oui, le discours antilibéral nouvelle sauce de cette frange politique, né il y a deux minutes, est une façade faite de la plus pure hypocrisie. Mais qu’il est bienvenu pour diriger la grogne du peuple vers lui-même ! Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Le FN ne sert à rien d’autre qu’à tourner le peuple contre lui-même, les pauvres « français » contre les pauvres « étrangers », contre les « parasites », mais jamais vraiment (cherchez les mesures qui sanctionneraient les riches, elles n’existent pas) contre la classe dominante.

Merci alors à tous les grands journaux français de toujours présenter Le Pen assortie d’un mot lié à la contestation ou à la remise en question du modèle. Je ne parle même pas de la télévision… On notera l’absence troublante d’articles qui montreraient le vrai visage du FN, non pas pour son aspect xénophobe, qui en ces temps troublés lui fait même plutôt de la pub, mais pour démanteler toutes les illusions sur lesquelles il construit son discours pseudo-contestataire. Bien sûr que non, les gens pourraient comprendre la manœuvre (et les gens, brrrrr…). Et actionnons un bon vieux second levier au passage : diffamons la gauche de gauche (et non pas la « gauche de la gauche », par pitié !) à longueur d’article. La dernière campagne a été éloquente en la matière et en premier lieu dans les médias sociaux-démocrates. Mieux encore, mettons-là dans le même sac que le FN, en les taxant par-dessus le marché d’antieuropéens pour que les deux cornes du diable atteignent leur forme finale. Résumons : prenons un parti qui a de quoi dégoûter. Faisons alors en sorte qu’il ne dégoûte pas trop non plus en distillant la xénophobie partout, pour créer les bonnes habitudes, et en premier lieu dans les politiques d’immigration ainsi que dans les discours qui s’y rapportent et dans lesquels la droite comme la « gauche » s’illustrent par la violence extrême de leurs pratiques. N’oublions pas qu’il doit être faussement contestataire et faisons en sorte que les gens votent pour lui (contre les pauvres profiteurs et les étrangers parasites) pour que le peuple ne se prenne pas à regarder l’oligarchie qui le manipule ou la finance qui l’opprime.

Et le tour est joué. Un levier de plus à actionner après celui de la maîtrise des institutions qui pousse à l’exclusivité de la démocratie représentative en niant toute autre forme d’expression de la souveraineté populaire, après la fausse alternance savamment mise en scène qui permet une continuité flagrante d’établissement du modèle néolibéral depuis les dernières décennies, et après une propagande massive à base de fatalisme historique quand ça commence à sentir mauvais. Et un bon coup de Front National si les gens commencent à être vraiment mécontents, en prenant bien soin de marginaliser à l’extrême la gauche, qui, elle, représente une réelle alternative et qui a (trop) bien identifié le problème. On pourrait d’ailleurs regretter qu’elle soit la seule dans ce cas, ce qui est de fait un problème majeur pour une démocratie. Mais on n’en est plus là. On peut déjà se réjouir que quelque part dans le paysage politique, une alternative existe.

Et puis, l’on peut y ajouter l’abstention, phénomène qu’on se plaît à considérer comme étant issu de la pleine volonté et conscience du peuple qui ne veut plus de son rôle de citoyen et qui ne croit plus en la démocratie. De cette démocratie-là, on peut comprendre ! Le peuple qui se dépossède lui-même d’une forme majeure d’expression politique de sa citoyenneté, il y en a qui vont être contents ! Bien sûr, sur un plateau de télévision, il faut prendre un air grave en parlant d’ « épisode malheureux pour la vie démocratique de notre pays », avant d’enchaîner sur ce qui fait tout de même du scrutin en question une victoire décisive pour sa faction politique. A ce moment-là, le pseudo adversaire enchaîne en général sur le registre du défenseur de la démocratie offusqué par le manque de légitimité d’une élection avec 30% d’abstention : ben oui, il a perdu, c’est le moment d’être vertueux ! Puis cinq ou dix ans après, quand vient son tour, dans les mêmes conditions parfaitement légitimes, les rôles s’inversent, réglés comme du papier à musique. Rien n’a changé, mieux encore c’est peut-être pire, et tout le monde (l’oligarchie en question, mais on ne voit qu’elle, alors cela revient plus ou moins au même) s’en moque. Que le simulacre permanent d’alternance, assorti de toutes les dynamiques décrites plus haut et d’une univocité généralisée des médias, parfaitement apte à laver les cerveaux, dégoûtent une partie de plus en plus importante de l’électorat, personne ne pense vraiment à le souligner. Le processus est particulièrement vicieux, car comme l’on se démène pour présenter toujours l’Europe et la France comme un parangon de démocratie, on fait ainsi en sorte que le peuple ne se dise pas que la démocratie va mal et que l’on pourrait l’améliorer (idée bien trop dangereuse), mais que la démocratie, ce n’est donc que cela, alors à quoi bon aller voter puisque cela ne change rien… Parfait exercice de manipulation de l’opinion qui a fait ses preuves. Et après cela, les mêmes tenants de cette oligarchie qui prend, à simplement regarder les médias, une allure de plus en plus autoritaire, pour ne pas dire autre chose, se pavanent et donnent à qui veut l’entendre (et même à ceux qui ne le veulent pas) des leçons à propos de ce qui est démocratique et de ce qui ne l’est pas.
La partie n’est pas perdue pourtant, même si elle est mal engagée, car ce qu’il reste de démocratie dans nos institutions, la liberté (très) théorique des médias, la capacité de compréhension et de révolte du peuple qui n’a pas sombré dans les limbes non plus, si on prend un peu la peine de réactiver une pluralité des discours dans l’espace public, sont encore les parties d’une solution bien plus démocratique. Il y a malheureusement fort à parier que la situation connaîtra une issue beaucoup plus dramatique bien avant un regain de démocratie dans cette Europe oligarchique, surtout dans des pays laminés comme la Grèce. Et l’Europe aura été détruite par les doctrinaires qui auront fait croire à tous qu’ils voulaient la sauver.

Gavroche.


[i] Engagement n°11 des 60 propositions de François Hollande « Je renégocierai le traité européen issu de l’accord du 11 décembre 2011 en privilégiant la croissance  et l’emploi et en réorientant le rôle de la BCE dans cette direction. »

[ii] On les a d’ailleurs beaucoup moins entendus fanfaronner lorsque le vote au Sénat est passé grâce à une majorité de voix de droite.

[iii] Ce qui est l’occasion d’un abaissement consternant des médias télévisuels devant la fameuse « priorité à l’image » qui fait passer devant le débat politique de plateau le plan caméra depuis moto de cinq minutes fixé sur les pneus de la voiture présidentielle. Vu sur France 2, avec peu d’espoir que TF1 ait fait mieux.

[vi] Ainsi le bon Dominique Reynié « Sachons qualifier de démocratique ce que vont faire les élus du peuple français qui ont été élus par le peuple français au suffrage direct le 17 juin dernier », C dans l’air, 25 septembre 2012.

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